Patrimoine et Traditions de Messines

Mons - Province de Hainaut
ORIGINE HISTORIQUE:

Au début du XVIIème siècle, un petit tableau représentant la sainte Vierge est déposé dans une petite chapelle sise dans le cimetière qui entoure l’église. Bien vite, ce lieu devient un endroit de pèlerinage très important. Des miracles sont constatés dès 1620. Il est décidé de placer le tableau sur le Maître-autel en août 1622.

Au milieu des boutiques d’images pieuses et de succades, les carioles et baudets amenaient les malades et clopinards le 2 juillet de chaque année. Les réjouissances commencent alors. Ce sont les prémisses de la Ducasse.

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En 1668, une nouvelle église est construite près de la rue de Bertaimont (aujourd’hui le parking de la banque Dexia), avec les matériaux de l’ancien édifice. La kermesse va donc se déplacer vers la ville, mais se situera seulement dans et autour de l’église. En 1771, la date de pèlerinage change. Elle passe du 2 juillet au 25 mars, qui est alors fête chômée.

Les habitants du quartier considéraient ce jour comme leur fête patronale; elle devint au XVIIIème siècle l’une des plus populaires de la ville. Momentanément supprimée pendant la Révolution, la Ducasse de Messines reparut avec le rétablissement du culte public, mais dans l’église des Récollets (celle d’aujourd’hui), la précédente ayant été démolie.

Petit à petit, le pèlerinage perd de sa ferveur, mais les réjouissances extérieures se développent. D’abords installés dans l’église, les marchands d’objets religieux et les quelques étals de fleurs sortent sur le parvis. Puis ils se mettront tout le long de la rue de Bertaimont, jusqu’à prendre aujourd’hui les rues avoisinantes.

Dans la première moitié du XIXe siècle, outre les quarantaines, damas, auricules, violettes, camélias, aïttes (jonquilles), on voit apparaître des petits objets qui font la joie des enfants: le rossignol, le moulin de carton, le saudart, le wa-wa, la gayole.