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UN PEU D'HISTOIRE...
C'est un soir d'avril 1969, en Outre-Meuse, quartier folklorique de Liège et patrie du légendaire Tchantchès, qu'un groupe de joyeux compagnons amoureux de folklore et de gastronomie décida de créer la Confrérie Tchantchès.
La Conférie a pour but de faire renaître certaines traditions folkloriques et gastronomiques liègeoises disparues, comme les vieux métiers: les marchandes de rues.
Lors des manifestations folkloriques elles ouvrent le cortège avec trois charrettes garnies de fleurs, de "cûtes peûres" (poires cuites) et de "bouquettes" (crêpes dont la pâte levée de blé noir, le sarrasin, est agrémentée de raisins secs), de charmantes "Nanesse" offrent leurs produits au public tout le long du cortège.
La Conférie défile également avec son char qui représente une taverne ancienne. De chaque côtés se trouve un théatre de marionnettes. Le char est précédé de marionnettes vivantes: Charlemagne, l'Archevêque Turpin, moine pillard qui fut son confesseur, son neveu Roland, Olivier, ce preux chevalier dont on trouve trace dans "la chanson de Roland", les quatres fils Aymon (Renaud, Robert, Giscart et Allard) ces frères originaires de nos Ardennes, qui s'opposèrent à l'Empereur avec ardeur (on les dit maintenant réconciliés) et enfin, Tchantchès (François) et Nanesse (Agnès) son épouse, les deux personnages typiques du théatre de marionnetes liègeois.
La Confrérie Tchantchès, participe à de nombreux cortèges en Belgique et à l'étranger, et étant originaire du quartier Outre-Meuse, elle participe chaque année aux célèbres fêtes du 15 Août depuis 1976.
Parmi les nombreuses activités, la Confrérie effectue fréquement des intronisations de personnalités folkloriques et civiles, elles se déroulent suivant un protocole bien établi et dans une ambiance de franche cordialité: en présence de l'Empereur Charlemagne et de sa cour au grand complet, les candidats doivent d'abord se purifier les mains au péket (nom wallon de l'alcool de genièvre). Ils doivent ensuite, en moins de dix minutes, manger quatre tartines de makêye (fromage blanc) et boire un litre de bière Tchantchès. Les survivants revêtent alors foulard et casquette de Tchantchès. Aprés les délibérations, les candidats sont acceptés. Ils recoivent le titre de "KIPAGNON DE TCHANTCHES", concretisé par un diplôme remis par l'Empereur. La cérémonie terminée, la fête se poursuivra jusqu'aux petites heures.
La Confrérie de la bière Tchantchès, est membre de la Fédération des Groupes Folkloriques Wallons et depuis 1970 est également membre de l'Union des Groupements du Foklore Gastronomique de la Province de Liège.
LA LEGENDE DU POT TCHANTCHES:
Charlemagne passant en Outre-Meuse, traversa la Grande-bêche. Il chevauchait un fier palefroi qui, humant la cervoise locale, se pécipita avec son auguste cavalier dans une taverne réputée pour la chaleur de son accueil et la fraîcheur de sa bière.
Tchantchés y buvait un pot , accoudé au comptoir.
Voyant bondir ce fringuant équipage, il n'eut point peur, mais sa frayeur fut grande! Tombant devant le cheval cabré, son pot à cervoise décrivit une orbe gracieuse, finissant malencontreusement sur les dalles humides. L'anse du pot se brisa, ce qui mit notre compère Tchantchés au comble de la fureur.
Charlemagne, bon prince, dit à Tchantchés: "Compagnon, voici un de mes éperons d'or. Fais-en une anse pour ton pot... , non, prends plutôt la paire, autrement, je boiterai".
Nanesse, la digne compagne de Tchantchés, attacha les deux éperons d'or de Charlemagne au pot désormais célèbre.

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