Macrâles di Hacou (les)

Haccourt - Province de Liège
Le village de Haccourt est reconnu comme « pays des macrales ». Au XVIe siècle, des sorcières de la région furent condamnées et brûlées vives sur les Hautes terres de Froidmont entre Haccourt et Houtain.

Pendant des siècles, l’instinct de conservation fut inhibé par la terreur ou canalisé par les croyances qui ne seront que tardivement désavouées et, pour apaiser la colère du peuple, il fallait trouver des responsables, des coupables, afin d’orienter la colère divine sur des individus marginaux, rejetés par les autres à cause de leur différence. Ce fut la porte ouverte à toutes les injustices, vengeances et cruautés possibles.

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La répression des Macrales débuta en fait avec la chasse aux hérétiques au XIIIe siècle et un amalgame se fit entre hérésie et sorcellerie. Le dernier procès de sorcellerie à Haccourt eut lieu en 1731. Basé sur des faits réels, des traditions séculaires, et des croyances surnaturelles, « Les Macrales Di Hacou » groupe folklorique, fut créé en 1972.

La tradition étant toujours bien vivante en Basse-Meuse Liégeoise, le surnaturel et le pouvoir maléfique restent présents dans ce lieu de légendes.

PRESENTATION DU GROUPE:
Il est constitué d’un chapitre de 7 membres (chiffre magique) avec

  • « Li Mêsse Macrès » (le Maître Sorcier), ou « Dame Macrale », personne à la tête du groupe;
  • « Li Neûre Poye » (la poule noire), « Li Macrès r’Creyou » (qui est né sorcier);
  • Les autres membres n’ont pas de nom.

Pour le cortège: le groupe possède une macrale géante « Garite » ou « Gueritte » diminutif probable de Marguerite ou d’une dernière macrale populaire.

FONCTION DES MACRALES DANS LE CORTEGE:
Elle vont taquiner les spectateurs assemblés pour les regarder tout au long du cortège, armées de leur « ramon » (balai), elle vont « émacraler » (ensorceler) les gens.
Elles dansent leur cramignon en se tenant par la main pour serpenter dans les rues au son d’airs folkloriques propres à la région.

COSTUMES ET ACCESSOIRES:
Les macrales portent une longue robe noire, couleur (avec le rouge) de prédéliction du diable.
Un mouchoir de cou rouge à pois blancs.
Une gamette: sorte de coiffe blanche du style des béguins.
Un chapeau noir en pointe emprunté au « Malade Imaginaire »
Un balai, (ramon en wallon)

SPECIALITES GASTRONOMIQUES:
Li Neur Pèkèt des Macrales: beuvrage présenté au public lors des fêtes des Macrales, mais cependant apprécié toute l’année. Fabriquée avec des neûres gruzales (cassis ou groseilles noires), cette boisson a la réputation de prolonger la jeunesse et préserver la santé.
Qualités curatives: riche en vitamines C, glucide, phosphore, potassium, calcium.
Indications: reminéralisante, antiscorbutique, utile en cas de rhumatismes, problèmes intestinaux, gastriques, osseux, nerveux, etc… Li Neûre Doreye (tarte aux pommes et prunes séchées) servie avec Li Neûr Pèkèt.

Chaque année, début février, à la Chandeleur, les « Macrales di Hacou » célèbrent leur sabbat.