Mononk Simpélourd

Soignies - Province de Hainaut
HISTORIQUE:

La malice populaire n’est pas tendre envers les maris bafoués. Ici, elle le berne en effigie (on fait sauter en l’air un mannequin sur une couverture tenue par plusieurs personnes); là, elle l’oblige à chevaucher un âne à l’envers, la tête tournée vers la queue. La foule escorte alors ce curieux équipage au milieu d’un charivari monstre. Les hommages facétieux que les gens de Soignies rendent à « Mononk Simpélourd », la figure emblématique de leur ducasse du 3ème dimanche d’octobre, n’a pas d’autre origine.

La fête du « SIMPLE et LOURD » doit tout à la naïveté d’un meunier qu’on envoyait promener au grenier, quand la dame du lieu voulait opérer en toute quiétude au rez-de-chausée… Le manège se serait répété plus que de coutume, dit-on, un troisième dimanche d’octobre.

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Les habitants de la rue du Moulin auraient trouvé là prétexte à une dernière ducasse. Avant d’ouvrir les festivités, ils placèrent un mannequin représentant le cocu à la fenêtre du fameux grenier. La première exposition de « Mononk Simpélourd » eut lieu en 1754, à l’initiative d’un certain Adrien Herniaux, mieux connu sous le surnom de Grand-Père Comtesse.

Depuis lors, riche ou pauvre, noble ou roturier, fonctionnaire ou commerçant, tout citoyen de Soignies qui a défrayé la chronique locale durant l’année, risque fort d’être promené en grand tintamarre et exposé, durant la ducasse, à une fenêtre en vue. Gare à lui le jeudi car le rite final veut qu’on fusille le mannequin et qu’on le place au coeur d’un grand feu de joie.

Aujourd’hui, l’apparition de « Mononk Simpélourd » reste le signal du début de la fête. De nos jours, le mannequin est doublé par un figurant en frac et gibus. Les gens qui l’escortent portent aussi l’habit et lancent dans la foule des poignées de « carabibis », sorte de caramel typiquement sonégienne.

MAIS QUI EST CE MONONK SIMPELOURD?

Réponse dans les rues de Soignies, à la ducasse du 3ème dimanche d’octobre.